Essentielles et ensemble

Morbihan

La première étape, c’est d’être sa priorité.

Quand je l’ai décidé, je me suis acheté une alliance. Quelquechose me disait que j’allai avoir besoin de me soutenir et pour longtemps.

Et ça m’a beaucoup aidé, cette alliance était une sorte de mariage avec moi même .Quoiqu’il arrive, c’était une promesse que je me suis faite de ne plus jamais m’abandonner.

Facile à dire.

Ca n’était pas si simple que ça.

Au départ, ça a fonctionné. Je m’occupais de moi et je faisais ce qui me plaisait, ce pour quoi j’étais faite. J’ai décidé d’apprendre le dessin.J’ai partagé ce qui était important pour moi dans des groupes de parole. J’étais sur la bonne voie mais j’ai rencontré un autre homme, la relation n’a pas duré longtemps.

Mais à nouveau et sans que je m’en aperçoive, je me suis éloignée de moi. J’étais très déçue. Qu’est ce qui avait bien pu se passer ? Le chemin parcouru semblait à refaire.

Maintenant je sais ce qui s’est passé: je me reprochais de ne pas avoir su réparer la relation et je m’en voulais comme si j’étais condamnable.

Cette chose était réactivée

Je n’étais pas prête à vivre une autre relation, rien n’était encore réglé.

Je me suis aperçue que la première chose à faire serait de savoir ce que c’était que cette histoire que je me mettais sur le dos. Alors j’ai écrit, écrit, j’ai écris sur moi. Sur mes comportements qui me faisaient souffrir et sur ce qui faisait que j’étais allée vers cette autre relation.Et aussi sur ma manière de penser, de voir la vie, de manière détaillée.

J’ai partagé ce que je voyais à d’autres personnes, qui faisaient le même travail que moi. Nous nous acceptions, comme nous étions, avec nos travers. Les témoignages de chacun étaient inspirants. Certains me semblaient désespérés, et puis la semaine suivante, c’est moi qui confiait quelquechose de lourd.

Et petit à petit, je me suis mieux acceptée

Et j’ai fini accepter de m’occuper de moi, de me mettre en priorité. Avant c’était impossible parce que je ne voulais pas me voir, je me détestais, et je me faisais mal en croyant m’occuper de moi.

Quand j’ai compris ce pourquoi je me détestais, j’ai arrêté de me faire mal, j’ai accepté de me voir telle que j’étais.

Le chemin est long. Mais l’écriture peut aider à se prendre en charge, jour après jour. Le besoin de trouver quelqu’un à qui parler se fait moins sentir, petit à petit.

L’écriture dans ce cas est le support d’une lente déconstruction qui dissipe le nuage qui nous fait voir la vie comme elle n’est pas, qui nous fait nous voir comme nous ne sommes pas.

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