Essentielles et ensemble

Morbihan

Dépendance affective et spiritualité, mais quel rapport demanderez vous peut être ? Savez vous qu’il existe des programmes de rétablissement pour les personnes dépendantes affectives?

J’ai suivi un de ces programmes. J’ai toujours été connectée à une certaine spiritualité. J’entends par là, que je croyais qu’un “univers”, une “force” plus grande que moi me donnait des instructions, certains diront “ma petite voix”, d’autres “mon intuition”. Peut importe chacun lui donne le nom qu’il ou elle veut.

Un jour j’ai perdu ma connexion à cette spiritualité. Parce que ma dépendance affective m’avait conduit à croire ce que me disait mon conjoint plutôt que mon “intuition” . Au nom de l’amour, mais de quel amour s’agit il? Ca n’est pas de l’amour, c’est de la dépendance, et de la peur de manquer.

C’est ce qui s’est passé pour moi. C’est là que la situation semble inextricable. Un être humain qui ne sait déjà pas forcément comment mener sa vie se voit confier la tâche de conduire celle d’un autre être humain, tout autant perdu. C’était une répétition d’une relation vécue enfant, et à l’âge adulte, cela aurait pu me mener à ma perte. Je suis passée par l’aggravation de problèmes de santé.

Je pèse mes mots. La dépendance affective est une maladie qui doit être soignée. C’est comme si j’avais remplacé ma spiritualité, donc mon dieu, par mon conjoint. Ce qui est aberrant. Dans cette situation, peut suivre un désespoir, une dépression parce que l’intuition est en réalité la boussole qui permet à chacun de diriger sa vie selon moi. Sans cette boussole, l’être humain est incapable de vivre une vie épanouie et ne peut trouver de direction juste.

Cette dépendance à l’affection, à la douceur, peut aussi se manifester par une dépendance à des produits, à de la nourriture, à des achats compulsifs, à des rêves romantiques tous destinés à fuir, et remplir ce grand vide créé par la déconnexion à soi même, à la vie, à ses émotions. La démarche pour se guérir, est donc de se sevrer, et laisser émerger la souffrance, se laisser la ressentir, ce qui laissera place à l’amour de soi d’émerger. En tous cas, c’est ce que j’ai vécu.

Jacqueline Kellen en parle très bien dans son livre: La faim de l’âme, une approche spirituelle de l’anorexie. Pare que la dépendance affective est une soif d’amour de personnes qui vont aller la chercher à l’extérieur d’eux mêmes, parce qu’ils se sont coupés de l’amour à l’intérieur d’eux même, souvent par maltraitance, qui avec le temps est intégrée et devient une maltraitance d’eux envers eux , ils vont refuser de se la donner. Refuser de se nourrir aussi bien de nourriture, que de relations sociales, que d’affection, d’elles envers elles, en cela elle est une anorexie., une sorte de punition pour selon elles ne pas être une personne aimable, c’est aller vers la mort petit à petit.

La dépendance affective suit une progression tout au long de la vie.

La dépendance affective est une maladie, au même

titre que l’anorexie, la boulimie, l’addiction aux

substances comme les drogues ou l’alcool, et il est

important de la soigner pour ne pas tomber malade,

mourir, aller vers des relations de plus en plus toxiques.

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