Voir les schémas de répétition, un cadeau d'introspection

Quand j’ai commencé à voir les schémas de répétitions dans ma vie, c’était il y a 6 ans, c’était à propos de mes relations amoureuses. Je commençais une relation amoureuse, et je me sentais dans le même état de stress que les précédentes, je me sentais encore tiraillée à ne pas savoir si oui ou non la relation me convenait.

Quand je m’en suis aperçue, j’ai eu la nausée. J’étais terrorisée, parce que je réalisais que je n’avais peut être pas le contrôle de ma vie, et que je risquais de me retrouver dans la même impossibilité à décider ce qui était juste pour moi. Je ne comprenais pas ce qui se passait, je n’avais pas encore exploré ce volet, même si j’avais déjà commencé à faire un travail sur moi.

J’ai décidé d’accepter ce que l’univers me proposait de vivre, et ça m’a immédiatement soulagée. Mais au delà de cette décision, quelques années plus tard, j’ai commencé à écrire l’histoire de ma vie.

Je n’ai pas écrit toute ma vie, je l’ai fait plusieurs fois en prenant un oint de vue différent chaque fois. Pour cette fois là, j’ai décidé d’écrire à propos de mes relations amoureuses. D’écrire depuis la première, en CM2, jusqu’au jour de l’écriture.

J’ai tout raconté, comment ça avait commencé , comment ça s’est passé, ce que j’ai ressenti, les réaction des autres, comment ça s’est terminé, comment j’ai enchainé avec la suivante. Avant de commencer, j’ai demandé à l’univers de m’aider à écrire, parce que ça n’a pas été simple.

En écrivant, j’ai eu beaucoup de prises de conscience sur ces schémas de répétition, sur mes croyances à propos des relations amoureuses, et de comment elle doivent se dérouler, et qu’est ce que je dois donner, qu’elles sot les attentes des hommes.

C’est là qu’à commencé la déconstruction de mes schémas. J’ai réalisé que quelquechose n’allait pas chez moi, et j’ai décidé de ne plus vivre de relations tant que je n’aurais pas fait un pas vers la conscience de ce qu’était une relation saine. Ce travail d’introspection est très riche, et il permet de se détacher de l’attachement aux autres, de l’attente douloureuse , de l’incompréhension, petit à petit.

Quelquefois, il est préférable qu’il soit fait en étant accompagné, juste pour pouvoir le lire à quelqu’un qui a du recul. Car il y a aussi un autre travail à faire ensuite, c’est sortir de la honte, parce que nous sommes humains, et chaque humain a ses côtés sombres. Puis sortir de ses croyances limitantes, et pour ça, il faut un regard extérieur, sinon, l e chemin peut être beaucoup plus long.

Il est important de trouver une personne apte à entendre les manipulations affectives, car nous en utilisons tous, sans jugement, ça peut être une thérapeute, mais aussi un proche, ou bien une personne qui propose ce travail, ou bien un groupe de travail.

Garder en soi des secrets que nous croyons inavouables, que nous enfermons, verrouillons pour que personne ne puisse nous juger entretient une très basse estime de soi. Ensuite , nous attendons que les autres la réhausse. La stratégie est vouée à l’échec. La solution, c’est de faire machine inverse, trouver une personne bienveillante. Une thérapeute, une personne d’église ou une personne qui a déjà vécu ce genre de situation et tout déposer pour se libérer de ses croyances sur soi. Car à un moment tout ceci pèse de plus en plus lourd et nous avons de moins en moins d’énergie pour tout cacher.