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J’ai beaucoup appris de ce livre, quel schéma nous reproduisons dans nos relations amoureuses. Quelles sont les conséquences, vers quoi cela peut nous mener si nous ne reprenons pas notre vie en main? 

Je me suis même tellement identifiée que c’en était troublant.

La première partie est faite de témoignages de femmes qui se perdent dans leurs relations de couple, qui s’oublient, et qui se détruisent, d’autres qui guérissent car oui, c’est possible de guérir de cette dépendace affective. 

La seconde, examine les mécanismes, et propose une méthode pour sortir des schémas. 

 

Lire “Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus”, m’a fait comprendre que j’avais une vision erronée des hommes. Ensuite, j’ai compris que cette vision était empreinte de la relation que j’avais avec mon père étant petite.

Quand j’étais petite,

Mon père me corrigeait quand je ne voulais pas lui obéir. C’était comme ça qu’on l’avait éduqué, il ne savait pas faire autrement. Les châtiments corporels semblaient une solution pour ne pas que je recommence mes “bêtises”. Alors j’ai été habitée par un sentiment de honte qui m’a longtemps empêché de “dire” que je n’allais pas bien.

Il existe des héritages reçus par exemple de la religion catholique. Si vous ne connaissez pas l’histoire de Saint Benoît elle peut être éclairante sur le pourquoi de ces châtiments. Le problème c’est que nous n’avons pas tous vocation à devenir des saints, ni de vivre une vie de pénitence. Ces comportements qui in-supportaient mon père, étaient une manière de prendre ma place.J’exprimais alors mes ressentis, qui j’étais.

C’était ma manière de communiquer.

Alors j’ai intégré avec ces coups que certains de mes comportements pour m’affirmer, ou dire qui je suis n’étaient pas les bienvenus. Ca a très bien marché.

Pendant longtemps dans ma vie d’adulte, je n’ai pas osé dire qui j’étais ni ce que je voulais. Je croyais que j’étais trop exigeante et que mes comportements étaient déviants. Le résultat, c’est que j’ai vécu des difficultés dans mes relations avec les hommes car j’étais sans arrêt sur la défensive et j’avais peur d’eux. Si j’entendais de la colère dans la voix d’une femme ou d’un homme, je me pliais à ce qu’il ou elle voulait.

Je provoquais avec les hommes des situations conflictuelles pour avoir le dessus quand je croyais être menacée. C’était trop difficile pour moi d’entendre qu’un homme me dise qu’il n’était pas d’accord avec moi.

Il a fallu que je m’aperçoive que mes blocages venaient de là, de ces coups, de ces colères dont j’ai eu peur. Je croyais que j’allais mourir.

Une fois adulte,

les souvenirs des mauvais traitements remontent, de manière subtils, et ils peuvent être tellement présents depuis longtemps qu’il est quasi impossible pendant longtemps de voir clairement l’impact qu’ils ont sur sa vie.

Il faut un grand courage pour dépasser ces peurs là, voir les hommes comme des êtres humains qui n’ont pas plus la vérité que soi, avec leurs fragilités. Un courage pour dire non, et un courage pour accepter de ne pas tous les condamner.

C’est pour ça qu’à un moment se faire accompagner et recevoir un regard qui nous renvoie nos comportement avec une grande bienveillance peut aider à prendre son courage à deux mains parce que seule ça peut être trop dur.

Je me suis rendue compte que j’avançais avec une main devant le visage pour me protéger, en fermant les yeux. Alors comment alors avancer dans la vie, dans ces conditions, en regardant ses projets ?

Aujourd’hui

J’ai compris que toutes ces relations toxiques étaient le résultat de ces maltraitances vécues. Et non que j’étais une mauvaise personne et que je méritais ces traitements. Aujourd’hui je sais que j’étais juste moi, avec ma personnalité, mes joies, mes peines, mes inconforts, mes émotions. Aujourd’hui je peux être juste moi.

Se faire aider c’est un des plus beaux cadeaux que vous pouvez vous faire parce que vous méritez de vivre heureuse.

Il est temps que vous existiez vraiment.

La première étape, c’est d’être sa priorité.

Quand je l’ai décidé, je me suis acheté une alliance. Quelquechose me disait que j’allai avoir besoin de me soutenir et pour longtemps.

Et ça m’a beaucoup aidé, cette alliance était une sorte de mariage avec moi même .Quoiqu’il arrive, c’était une promesse que je me suis faite de ne plus jamais m’abandonner.

Facile à dire.

Ca n’était pas si simple que ça.

Au départ, ça a fonctionné. Je m’occupais de moi et je faisais ce qui me plaisait, ce pour quoi j’étais faite. J’ai décidé d’apprendre le dessin.J’ai partagé ce qui était important pour moi dans des groupes de parole. J’étais sur la bonne voie mais j’ai rencontré un autre homme, la relation n’a pas duré longtemps.

Mais à nouveau et sans que je m’en aperçoive, je me suis éloignée de moi. J’étais très déçue. Qu’est ce qui avait bien pu se passer ? Le chemin parcouru semblait à refaire.

Maintenant je sais ce qui s’est passé: je me reprochais de ne pas avoir su réparer la relation et je m’en voulais comme si j’étais condamnable.

Cette chose était réactivée

Je n’étais pas prête à vivre une autre relation, rien n’était encore réglé.

Je me suis aperçue que la première chose à faire serait de savoir ce que c’était que cette histoire que je me mettais sur le dos. Alors j’ai écrit, écrit, j’ai écris sur moi. Sur mes comportements qui me faisaient souffrir et sur ce qui faisait que j’étais allée vers cette autre relation.Et aussi sur ma manière de penser, de voir la vie, de manière détaillée.

J’ai partagé ce que je voyais à d’autres personnes, qui faisaient le même travail que moi. Nous nous acceptions, comme nous étions, avec nos travers. Les témoignages de chacun étaient inspirants. Certains me semblaient désespérés, et puis la semaine suivante, c’est moi qui confiait quelquechose de lourd.

Et petit à petit, je me suis mieux acceptée

Et j’ai fini accepter de m’occuper de moi, de me mettre en priorité. Avant c’était impossible parce que je ne voulais pas me voir, je me détestais, et je me faisais mal en croyant m’occuper de moi.

Quand j’ai compris ce pourquoi je me détestais, j’ai arrêté de me faire mal, j’ai accepté de me voir telle que j’étais.

Le chemin est long. Mais l’écriture peut aider à se prendre en charge, jour après jour. Le besoin de trouver quelqu’un à qui parler se fait moins sentir, petit à petit.

L’écriture dans ce cas est le support d’une lente déconstruction qui dissipe le nuage qui nous fait voir la vie comme elle n’est pas, qui nous fait nous voir comme nous ne sommes pas.