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J’ai beaucoup appris de ce livre, quel schéma nous reproduisons dans nos relations amoureuses. Quelles sont les conséquences, vers quoi cela peut nous mener si nous ne reprenons pas notre vie en main? 

Je me suis même tellement identifiée que c’en était troublant.

La première partie est faite de témoignages de femmes qui se perdent dans leurs relations de couple, qui s’oublient, et qui se détruisent, d’autres qui guérissent car oui, c’est possible de guérir de cette dépendace affective. 

La seconde, examine les mécanismes, et propose une méthode pour sortir des schémas. 

 

Aujourd’hui, je vous parle d’un livre que je suis en train de lire. Je ne l’ai pas terminé mais je ne résiste pas à l’envie de vous en parler déjà, tant il me semble prometteur, et tant il m’a déjà beaucoup aidé.

Parents toxiques… vous êtes vous déjà dit que vous aviez eu des parents toxiques? Des parents qui n’ont pas su vous aimer? Par ignorance? Par manque de conscience? Par déni de leurs souffrances qu’ils ont projetées sur vous?

Avez vous déjà essayé de leur parler, pour exprimer votre difficulté à vivre ou vos difficultés pendant l’enfance? Continuez vous à les voir, et vous sentez vous toujours aussi mal , autant en souffrance que quand vous étiez enfant? Est ce que vous vous en voulez de réagir comme ça alors que vous êtes “censé” être une adulte responsable, et que vous avez peut être des enfants?

Dans ce cas, ce livre peut vous aider à mettre des mots sur ce que vous avez vécu, sur leur comportement et vous aider dans votre quête de détachement.

 

 

Personnellement, j’y vois une aide pour sortir de leur emprise. Pendant longtemps, je n’ai même pas pensé utiliser ce mot au sujet de notre relation, je l’utilisais pour mes relations amoureuses.  

Mais j’ai vécu des situations dans lesquelles je n’ai pas pu faire autrement que voir que j’avais le même mal être avec eux qu’avec mes ex. J’essayais de prendre en charge leurs émotions, et contrôler mon attitude pour ne pas déclencher de critiques et de propos dévalorisants.  

 Seule il ne m’a pas été possible de me détacher d’eux. Avec ce livre, je vois que je ne peux pas leur parler parce qu’ils n’ont pas, ou ne veulent pas prendre la responsabilité de leurs actions, et que quand je leur parle, ça n’est pas moi, la femme qui est là, c’est la petite fille, prête à les excuser de tout et d’encore se taire et s’oublier pour encore essayer de garder quelque chose qu’elle croit être de l’amour. Ca peut être même générer un effet pire que prévu. 

C’est vrai qu’ils ont vécu des moments difficiles, mais avant d’aller chez les autres reconnaitre leur vie difficile, je crois qu’il est essentiel pour grandir de reconnaître son propre vécu à soi, sinon, c’est une forme de déni. Pourquoi reconnaître leur vécu difficile et pas le sien, sinon par peur de perdre quelque chose que nous prenons pour de l’amour? Il faut du courage pour le faire. Car pour reconnaitre son vécu et le dire au grand jour, si c’est possible peut être, ça veut dire essayer de leur en parler sans fléchir face à des tentatives de manipulations qui certes seront peut être inconscientes, mais qui seront bien existantes et ne feraient qu’ajouter aux souffrances de l’enfant intérieur que vous avez été. 

Je crois même qu’il n’est pas possible de pardonner tant que nous n’avons pas accueilli la souffrance de notre enfant intérieur.  

 

Ce livre est une des manières pour moi de se réveiller pour prendre enfin en compte cet enfant intérieur à sa juste valeur et sortir du déni.

 

Je vous souhaite une bonne lecture ! 

La dépendance affective peut amener à des actions, à des relations très destructives, à tel point que nous pouvons avoir le sentiment d’être devenues quelqu’un d’autre, plus aigries, plus lentes, abimées, malades.

La réalité c’est que nous ne sommes pas devenues quelqu’un d’autre. Nous avons juste peut être ajouté des couches de culpabilité, et de honte à notre vrai soi.

Culpabilité parce que nous avons agit dans la dépendance, peut être aussi avons nous été aidée par un conjoint qui ne pouvait pas donner de l’affection.

Honte parce que nous avons une mauvaise opinion de nous, opinion que nous avions peut être depuis petite mais qui a été renforcée.

Il n’est pas possible de revenir en arrière. Par contre, ce qui est possible, c’est de trouver quelqu’un qui nous accompagne pour nous aider à prendre conscience de ce qui a généré ces comportements.

Il n’y a pas de honte à avoir, parce que nous agissons peut être comme une personne qui a un tel manque d’affection que ce manque guide inconsciemment toutes nous actions. Et dans ce cas, nos vies peuvent devenir incontrôlables car nous pouvons agir dans le sens inverse de nos valeurs. Dire que nous vies deviennent incontrôlables peut sembler extrême, pourtant, pour certaines, c’est bien de cela dont il s’agit.

C’est pour ça qu’il est important de guérir ses blessures, de s’aimer pour se donner toute l’affection que nous méritons, pour réussir à vivre en phase avec nos valeurs , une vie qui nous correspond et qui nous fait grandir.

Pour devenir une version encore meilleure de nous même.

Dans mon post précédent, je parlais d’une liste d’outils que j’ai utilisé pour m’aider à me relier à moi, dans les moments ou je ne pouvais pas appeler un ami, et pour aussi , ne pas systématiquement m’en remettre à quelqu’un en étant dans un état de grande fragilité.

J’ai vécu des états de manques d’affection terribles.Dans ce cas, il peut être utile de se faire aider pour constituer cette liste. Chacun parait assez grand pour la constituer, mais quelquefois, il peut être utile d’avoir un autre regard, pour vérifier avec nous que notre liste est réellement aidante. La maladie de la dépendance peut nous mener sur des chemins contraires à notre rétablissement.

  • Je me suis rendue compte que quand je n’étais pas bien c’est que je pensais soit au passé, soit au futur.

– Poser une affiche sur un mur avec la phrase: “A quoi tu penses?” et y jeter un oeil chaque fois que je passe devant.

– Utiliser mon tambour pour me ramener ici et maintenant, à mon corps.

– Dessiner ce que je ressens, sans intention de beauté.

– Ecrire sur le sujet en question.

– Après avoir écrit, me demander si je peux poser un acte pour remonter mon estime de moi.

– Méditer

– Juste m’asseoir, et respirer, me demander comment je vais.

– Sortir marcher

-Passer mes bras autour du tronc c’un arbre et écouter, marcher pieds nus dans l’herbe.

– Nager

– Danser

– Ecouter de la musique.

– Continuer mes cours d’anglais.

– Alléger ou réorganiser mon emploi du temps.

– Appeler un ami, et partager après m’être assuré qu’il ou elle est en capacité de m’écouter.

Me prendre dans les bras pour me consoler

Toute action qui m’aide à me sentir mieux et à remonter mon estime de moi.
Cette liste, je ne l’ai pas utilisée de manière mentale, mais comme pense bête, parce que l’outil le plus adapté à ce que je ressens sur le moment, n’est pas celui que j’ai utilisé il y a 1 heure.

Quelquefois, je n’ai utilisé aucun outil, j’ai juste arrêté de bouger, me suis assise sur mon canapé, et j’ai juste recommencé à respirer, jusqu’à ce que ma respiration m’apaise.

Je détaillerai chacun des outils dans un autre post.


Qu’est ce que j’entends par autonomie émotionnelle?

Pour moi devenir autonome émotionnellement, ça a été me constituer une liste d’outils qui fonctionnent pour moi, qui m’aident à me relier à moi quand je me sens mal, au lieu d’appeler un ami. Et si j’avais besoin d’appeler un ami, j’ai commencé par prendre du recul pour choisir l’ami qui pourrait répondre à mon besoin.

Au lieu d’appeler systématiquement un ami, n’importe lequel, pour lui parler de mon mal être, j’ai commencé à me donner les moyens de me prendre en charge.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas appeler ses amis. Nous sommes humains, et avons besoin de nous relier, et d’entretenir les liens, mais en tant que dépendantes affectives certaines peuvent avoir tendance à faire appel systématiquement à un ami pour s’épancher, quelquefois toujours le même. Quelquefois un ami qui n’ose pas dire qu’il n’est pas en capacité de nous écouter ou bien qui ne sait pas écouter, et qui peut:

  • Nous donner des conseils qui ne sont pas appropriés, que nous allons rejeter avec des “oui mais”
  • Nous faire des reproches parce que lui aussi a ses problèmes et qu’au bout d’un moment il n’en peut plus de nous écouter et ne sait pas écourter la conversation de manière douce.
  • Nous parler de lui, et finalement ramener la situation à lui.
  • Finir par mettre une distance et ne plus être un ami.

Dans ce cas, il est préférable de se poser et de se demander

Quelle est la personne dans mon entourage dont l’écoute correspond le plus à mon besoin?

Comment est ce que je peux m’aider dans cette situation ?

Est ce qu’il y a une action que je peux poser pour réparer, ou clarifier les choses?

Je me souviens d’une personne que je connais qui est médium, à qui je m’adressais et qui ne pouvait pas s’empêcher de me donner des solutions à mes problèmes alors que j’avais juste besoin d’être écoutée ou bien de me dire ce qui allait m’arriver dans les trois mois à venir.

Ca partait d’une bonne intention, mais entendre quelqu’un me dire ce qui allait m’arriver dans les trois mois. Que ça soit juste ou pas, me mettait dans des angoisses. J’ai donc décidé de ne plus appeler cette personne, parce que j’ai compris qu’elle ne changerait pas. C’était à moi de changer de personne.

Ce qui n’empêche pas que je sois en bons termes avec elles. Seulement à un moment, il faut se demander comment je fais pour me mettre dans des relations qui ne me conviennent pas.

Ou bien une autre amie, que j’aimais bien, mais je sentais qu’elle avait déjà du mal à s’occuper de ses angoisses, ce que je lui disais était trop lourd pour elle. Alors en lui confiant mes angoisses, je m’exposais directement à être rejetée, ou abandonnée.

  • Si je ne connais personne qui puisse le faire. Est ce que j’ai besoin d’un psychologue qui pourra entendre mes problématiques et m’aider à les clarifier?
  • Est ce que je peux me relier à un groupe facebook où je pourrai partager mes difficultés ?

Dans les situations où je me suis sentie assez mal, j’ai remarqué que soit je ressassais le passé, ou bien je pensais au futur.
Alors j’ai commencé à dresser une liste d’outils pour m’aider à me relier à mes émotions.

J’en parle dans mon prochain post.

Quand j’ai commencé à voir les schémas de répétitions dans ma vie, c’était il y a 6 ans, c’était à propos de mes relations amoureuses. Je commençais une relation amoureuse, et je me sentais dans le même état de stress que les précédentes, je me sentais encore tiraillée à ne pas savoir si oui ou non la relation me convenait.

Quand je m’en suis aperçue, j’ai eu la nausée. J’étais terrorisée, parce que je réalisais que je n’avais peut être pas le contrôle de ma vie, et que je risquais de me retrouver dans la même impossibilité à décider ce qui était juste pour moi. Je ne comprenais pas ce qui se passait, je n’avais pas encore exploré ce volet, même si j’avais déjà commencé à faire un travail sur moi.

J’ai décidé d’accepter ce que l’univers me proposait de vivre, et ça m’a immédiatement soulagée. Mais au delà de cette décision, quelques années plus tard, j’ai commencé à écrire l’histoire de ma vie.

Je n’ai pas écrit toute ma vie, je l’ai fait plusieurs fois en prenant un oint de vue différent chaque fois. Pour cette fois là, j’ai décidé d’écrire à propos de mes relations amoureuses. D’écrire depuis la première, en CM2, jusqu’au jour de l’écriture.

J’ai tout raconté, comment ça avait commencé , comment ça s’est passé, ce que j’ai ressenti, les réaction des autres, comment ça s’est terminé, comment j’ai enchainé avec la suivante. Avant de commencer, j’ai demandé à l’univers de m’aider à écrire, parce que ça n’a pas été simple.

En écrivant, j’ai eu beaucoup de prises de conscience sur ces schémas de répétition, sur mes croyances à propos des relations amoureuses, et de comment elle doivent se dérouler, et qu’est ce que je dois donner, qu’elles sot les attentes des hommes.

C’est là qu’à commencé la déconstruction de mes schémas. J’ai réalisé que quelquechose n’allait pas chez moi, et j’ai décidé de ne plus vivre de relations tant que je n’aurais pas fait un pas vers la conscience de ce qu’était une relation saine. Ce travail d’introspection est très riche, et il permet de se détacher de l’attachement aux autres, de l’attente douloureuse , de l’incompréhension, petit à petit.

Quelquefois, il est préférable qu’il soit fait en étant accompagné, juste pour pouvoir le lire à quelqu’un qui a du recul. Car il y a aussi un autre travail à faire ensuite, c’est sortir de la honte, parce que nous sommes humains, et chaque humain a ses côtés sombres. Puis sortir de ses croyances limitantes, et pour ça, il faut un regard extérieur, sinon, l e chemin peut être beaucoup plus long.

Il est important de trouver une personne apte à entendre les manipulations affectives, car nous en utilisons tous, sans jugement, ça peut être une thérapeute, mais aussi un proche, ou bien une personne qui propose ce travail, ou bien un groupe de travail.

Garder en soi des secrets que nous croyons inavouables, que nous enfermons, verrouillons pour que personne ne puisse nous juger entretient une très basse estime de soi. Ensuite , nous attendons que les autres la réhausse. La stratégie est vouée à l’échec. La solution, c’est de faire machine inverse, trouver une personne bienveillante. Une thérapeute, une personne d’église ou une personne qui a déjà vécu ce genre de situation et tout déposer pour se libérer de ses croyances sur soi. Car à un moment tout ceci pèse de plus en plus lourd et nous avons de moins en moins d’énergie pour tout cacher.

Aujourd’hui je vous parle des affirmations positives.

Il y a quelques années, quand on m’a parlé des affirmations positives, je pensais que ça n’était pas pour moi. J’ai bien essayé de m’en réciter, à un moment ou j’en avais besoin, chaque jour, mais le négatif revenait au galop, dès que j’arrêtais.

Je me disais que les affirmations positives ne servaient qu’à masquer les émotions difficiles ancrées en moi, je voulais être honnête avec les autres, voilà comment je les voyais. Alors j’ai arrêté de m’en dire.

J’ai médité. Ce qui m’a beaucoup aidée aussi à ne pas me laisser submerger par une vision teintée de tristesse.Mais il y a quelques temps, même les méditations ne me suffisait plus.Je ne réussissais pas à me sentir bien avec moi, j’ai pu me rendre compte qu’il me restait encore des “détails” à régler.

J’ai compris que le problème c’était mon dialogue intérieur, ce que je me disais sur chaque événement de ma vie, les croyances que j’avais sur moi.

Je me plombais moi même, et j’avais besoin de me rassurer en rencontrant des personnes qui me renvoyaient une image positive de moi.Mais quand une personne me disait quelquechose qui me blessait, ca m’était difficile de continuer à la voir de la même manière.

Donc ca n’était pas la solution. Ca n’est pas en attendant des autres qu’ils me valorisent que ma vie avait changé. D’ailleurs, j’avais toujours procédé comme ça, et ça n’avait jamais marché longtemps.

Rencontrer des personnes qui me renvoyaient du positif c’était pour moi une manière de cacher ma basse estime de moi.Je ne dis pas qu’il est préférable de ne pas être en lien avec ses proches, loin de là, mais au moins, ne plus attendre qu’on me renvoie une image me rendait beaucoup plus libre avec eux.

Alors j’ai décidé de reprendre les affirmations positives.

Mais cette fois ci, différemment.

C’est à dire que dès que j’entendais une pensée négative, du style :”Je ne vais pas y arriver”, ou bien” Je n’aurais pas du faire ca”, je me disais aussitôt le contraire.

“Je vais y arriver un jour à la fois.”

“J’ai fait exactement ce qui était juste pour moi à ce moment.”

Et finalement, je me suis aperçue que je me sentais mieux, à la fin d’une journée avec cette manière de me soutenir, de mieux en mieux. Ce qui m’empêchais de guérir, c’est que je cherchais un méthode qui me guérirait d’un seul coup, j’étais impatiente, et exigeante.

Je n’avais pas compris, je ne voulais pas voir que dans la vie, nous fonctionnons un jour à la fois. Le reste, le passé n’existe pas, et le futur n’et qu’une invention. Il ne reste plus que le présent. alors les pensées positives devenaient un super outil pour me guérir dans le moment présent. Et c’était ce qui était important pour moi. Rester dans le moment présent.

Finalement, les affirmations positives devenaient comme une drogue.

Mais quelle bonne drogue 🙂

Il ne s’agit pas de gonfler son égo, mais d’être juste avec soi.

Pour vivre mieux et faire un pas vers l’autonomie affective.

Je vous mets en photo une carte que j’ai tiré ce matin, qui illustre bien ce dont je viens de vous parler.

Je vous souhaite une soirée, douce et positive. 

Dépendance affective et spiritualité, mais quel rapport demanderez vous peut être ? Savez vous qu’il existe des programmes de rétablissement pour les personnes dépendantes affectives?

J’ai suivi un de ces programmes. J’ai toujours été connectée à une certaine spiritualité. J’entends par là, que je croyais qu’un “univers”, une “force” plus grande que moi me donnait des instructions, certains diront “ma petite voix”, d’autres “mon intuition”. Peut importe chacun lui donne le nom qu’il ou elle veut.

Un jour j’ai perdu ma connexion à cette spiritualité. Parce que ma dépendance affective m’avait conduit à croire ce que me disait mon conjoint plutôt que mon “intuition” . Au nom de l’amour, mais de quel amour s’agit il? Ca n’est pas de l’amour, c’est de la dépendance, et de la peur de manquer.

C’est ce qui s’est passé pour moi. C’est là que la situation semble inextricable. Un être humain qui ne sait déjà pas forcément comment mener sa vie se voit confier la tâche de conduire celle d’un autre être humain, tout autant perdu. C’était une répétition d’une relation vécue enfant, et à l’âge adulte, cela aurait pu me mener à ma perte. Je suis passée par l’aggravation de problèmes de santé.

Je pèse mes mots. La dépendance affective est une maladie qui doit être soignée. C’est comme si j’avais remplacé ma spiritualité, donc mon dieu, par mon conjoint. Ce qui est aberrant. Dans cette situation, peut suivre un désespoir, une dépression parce que l’intuition est en réalité la boussole qui permet à chacun de diriger sa vie selon moi. Sans cette boussole, l’être humain est incapable de vivre une vie épanouie et ne peut trouver de direction juste.

Cette dépendance à l’affection, à la douceur, peut aussi se manifester par une dépendance à des produits, à de la nourriture, à des achats compulsifs, à des rêves romantiques tous destinés à fuir, et remplir ce grand vide créé par la déconnexion à soi même, à la vie, à ses émotions. La démarche pour se guérir, est donc de se sevrer, et laisser émerger la souffrance, se laisser la ressentir, ce qui laissera place à l’amour de soi d’émerger. En tous cas, c’est ce que j’ai vécu.

Jacqueline Kellen en parle très bien dans son livre: La faim de l’âme, une approche spirituelle de l’anorexie. Pare que la dépendance affective est une soif d’amour de personnes qui vont aller la chercher à l’extérieur d’eux mêmes, parce qu’ils se sont coupés de l’amour à l’intérieur d’eux même, souvent par maltraitance, qui avec le temps est intégrée et devient une maltraitance d’eux envers eux , ils vont refuser de se la donner. Refuser de se nourrir aussi bien de nourriture, que de relations sociales, que d’affection, d’elles envers elles, en cela elle est une anorexie., une sorte de punition pour selon elles ne pas être une personne aimable, c’est aller vers la mort petit à petit.

La dépendance affective suit une progression tout au long de la vie.

La dépendance affective est une maladie, au même

titre que l’anorexie, la boulimie, l’addiction aux

substances comme les drogues ou l’alcool, et il est

important de la soigner pour ne pas tomber malade,

mourir, aller vers des relations de plus en plus toxiques.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ce qui peut se cacher derrière les relations difficiles.
Pour ma part, c’est de la dépendance affective dont il s’agit.
Je sais, pour avoir lu beaucoup de posts sur des groupes Facebook, participé à des conversations et avoir entendu beaucoup de témoignages dans des groupes de paroles, que la dépendance affective touche beaucoup de monde.

⭐️ Etre dépendant affectif

Pour certains semble naturel. Nous dépendons tous les uns des autres.
Jusqu’à une certaine mesure, je suis d’accord, mais certain, certaines ont un problème avec l’attachement, et cela cause des difficultés émotionnelles très difficiles à vivre dans leurs relations, que ce soit amicales, amoureuses, ou professionnelles.

Alors que chez certains, les émotions passent comme des vagues, chez d’autres, ce sont de véritables raz de marée, il est alors nécessaire de faire quelque chose, car selon mon expérience, dans beaucoup de cas, cela ne s’améliore pas. Il y a au moins deux solutions: certains s’enferment dans la honte, avec le risque qu’elle se transforme en maladie, d’autres sortent de l’isolement.

⭐️ Que faire?

La psychothérapie est souvent nécessaire, ne serait ce que pour changer ses repères de ce qu’est une relation aimante, pour déconstruire les croyances de ce qu’est l’amour. Beaucoup croient que leur conjoint doit répondre à leurs besoins, et créent une relation parent/enfant.

Souvent, il est aussi nécessaire de suivre un programme de reconstruction en parallèle.

Pourquoi un programme? Eh bien tout simplement parce que dans un programme, on avance pas à pas, jour après jour, parce qu’il n’est pas question d’être brutal avec soi et que tout simplement il faut du temps et de la douceur de soi à soi pour en sortir.
On apprend, un jour à la fois à accepter sa dépendance affective dans un premier temps, tout en sortant petit à petit de la honte.

⭐️ Comment ?

En se regroupant, avec des femmes/hommes qui vivent la même chose, dans des groupes de paroles où l’écoute inconditionnelle, dans le respect de la conscience du bien commun du groupe est la règle.

En ce moment, nous pouvons entendre beaucoup de témoignages de femmes qui parlent de ce qu’elles vivent.
C’est pour moi une bonne chose pour que celles qui n’osaient pas jusqu’alors sortent de leur mutisme.

Ensuite, il y a un travail de reconstruction à faire.
🧘‍♀️Donc si je reprends

🎈1ere étape:


– Reconnaître que j’ai besoin d’aide. Pour ça, quelquefois, il faut laisser son égo de côté. L’Ere des femmes “fortes” selon moi a causé beaucoup de dégâts. Etre forte, ça n’est pas cacher ses émotions et encaisser, c’est être courageuse, et sortir de l’ombre. C’est une étape difficile quelquefois, pour moi, cela a mis beaucoup de temps d’accepter de reconnaître que j’étais en difficulté.

🎈 2e étape


– Sortir de l’isolement. Chercher quelqu’un à qui parler de son problème, un groupe, un accompagnateur, une association. Pour ma part, j’ai eu la chance d’avoir une amie qui a compris ce que je vivais, et qui a eu la délicatesse de ne pas me donner de conseils, mais de me parler de son expérience. J’ai pu m’identifier et accepter de parler.

🎈 3e Etape


– Accepter que le rétablissement prenne du temps. Eh oui, nous fonctionnons un jour à la fois, mais il peut être difficile de l’accepter, nous voulons tout, tout de suite, quelquefois en nous maltraitant en décrétant que nous sommes forte. Mais en réalité nous sommes vulnérables, et le reconnaître, c’est déjà faire un pas vers soi et c’est le début du rétablissement. C’est ce qui s’est passé pour moi, il m’a fallu un an et demi pour accepter que je ne maîtrisais rien, et m’accorder de l’attention et de l’amour.

Si vous avez besoin d’en parler, je suis là.

Lire “Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus”, m’a fait comprendre que j’avais une vision erronée des hommes. Ensuite, j’ai compris que cette vision était empreinte de la relation que j’avais avec mon père étant petite.

Quand j’étais petite,

Mon père me corrigeait quand je ne voulais pas lui obéir. C’était comme ça qu’on l’avait éduqué, il ne savait pas faire autrement. Les châtiments corporels semblaient une solution pour ne pas que je recommence mes “bêtises”. Alors j’ai été habitée par un sentiment de honte qui m’a longtemps empêché de “dire” que je n’allais pas bien.

Il existe des héritages reçus par exemple de la religion catholique. Si vous ne connaissez pas l’histoire de Saint Benoît elle peut être éclairante sur le pourquoi de ces châtiments. Le problème c’est que nous n’avons pas tous vocation à devenir des saints, ni de vivre une vie de pénitence. Ces comportements qui in-supportaient mon père, étaient une manière de prendre ma place.J’exprimais alors mes ressentis, qui j’étais.

C’était ma manière de communiquer.

Alors j’ai intégré avec ces coups que certains de mes comportements pour m’affirmer, ou dire qui je suis n’étaient pas les bienvenus. Ca a très bien marché.

Pendant longtemps dans ma vie d’adulte, je n’ai pas osé dire qui j’étais ni ce que je voulais. Je croyais que j’étais trop exigeante et que mes comportements étaient déviants. Le résultat, c’est que j’ai vécu des difficultés dans mes relations avec les hommes car j’étais sans arrêt sur la défensive et j’avais peur d’eux. Si j’entendais de la colère dans la voix d’une femme ou d’un homme, je me pliais à ce qu’il ou elle voulait.

Je provoquais avec les hommes des situations conflictuelles pour avoir le dessus quand je croyais être menacée. C’était trop difficile pour moi d’entendre qu’un homme me dise qu’il n’était pas d’accord avec moi.

Il a fallu que je m’aperçoive que mes blocages venaient de là, de ces coups, de ces colères dont j’ai eu peur. Je croyais que j’allais mourir.

Une fois adulte,

les souvenirs des mauvais traitements remontent, de manière subtils, et ils peuvent être tellement présents depuis longtemps qu’il est quasi impossible pendant longtemps de voir clairement l’impact qu’ils ont sur sa vie.

Il faut un grand courage pour dépasser ces peurs là, voir les hommes comme des êtres humains qui n’ont pas plus la vérité que soi, avec leurs fragilités. Un courage pour dire non, et un courage pour accepter de ne pas tous les condamner.

C’est pour ça qu’à un moment se faire accompagner et recevoir un regard qui nous renvoie nos comportement avec une grande bienveillance peut aider à prendre son courage à deux mains parce que seule ça peut être trop dur.

Je me suis rendue compte que j’avançais avec une main devant le visage pour me protéger, en fermant les yeux. Alors comment alors avancer dans la vie, dans ces conditions, en regardant ses projets ?

Aujourd’hui

J’ai compris que toutes ces relations toxiques étaient le résultat de ces maltraitances vécues. Et non que j’étais une mauvaise personne et que je méritais ces traitements. Aujourd’hui je sais que j’étais juste moi, avec ma personnalité, mes joies, mes peines, mes inconforts, mes émotions. Aujourd’hui je peux être juste moi.

Se faire aider c’est un des plus beaux cadeaux que vous pouvez vous faire parce que vous méritez de vivre heureuse.

Il est temps que vous existiez vraiment.

La première étape, c’est d’être sa priorité.

Quand je l’ai décidé, je me suis acheté une alliance. Quelquechose me disait que j’allai avoir besoin de me soutenir et pour longtemps.

Et ça m’a beaucoup aidé, cette alliance était une sorte de mariage avec moi même .Quoiqu’il arrive, c’était une promesse que je me suis faite de ne plus jamais m’abandonner.

Facile à dire.

Ca n’était pas si simple que ça.

Au départ, ça a fonctionné. Je m’occupais de moi et je faisais ce qui me plaisait, ce pour quoi j’étais faite. J’ai décidé d’apprendre le dessin.J’ai partagé ce qui était important pour moi dans des groupes de parole. J’étais sur la bonne voie mais j’ai rencontré un autre homme, la relation n’a pas duré longtemps.

Mais à nouveau et sans que je m’en aperçoive, je me suis éloignée de moi. J’étais très déçue. Qu’est ce qui avait bien pu se passer ? Le chemin parcouru semblait à refaire.

Maintenant je sais ce qui s’est passé: je me reprochais de ne pas avoir su réparer la relation et je m’en voulais comme si j’étais condamnable.

Cette chose était réactivée

Je n’étais pas prête à vivre une autre relation, rien n’était encore réglé.

Je me suis aperçue que la première chose à faire serait de savoir ce que c’était que cette histoire que je me mettais sur le dos. Alors j’ai écrit, écrit, j’ai écris sur moi. Sur mes comportements qui me faisaient souffrir et sur ce qui faisait que j’étais allée vers cette autre relation.Et aussi sur ma manière de penser, de voir la vie, de manière détaillée.

J’ai partagé ce que je voyais à d’autres personnes, qui faisaient le même travail que moi. Nous nous acceptions, comme nous étions, avec nos travers. Les témoignages de chacun étaient inspirants. Certains me semblaient désespérés, et puis la semaine suivante, c’est moi qui confiait quelquechose de lourd.

Et petit à petit, je me suis mieux acceptée

Et j’ai fini accepter de m’occuper de moi, de me mettre en priorité. Avant c’était impossible parce que je ne voulais pas me voir, je me détestais, et je me faisais mal en croyant m’occuper de moi.

Quand j’ai compris ce pourquoi je me détestais, j’ai arrêté de me faire mal, j’ai accepté de me voir telle que j’étais.

Le chemin est long. Mais l’écriture peut aider à se prendre en charge, jour après jour. Le besoin de trouver quelqu’un à qui parler se fait moins sentir, petit à petit.

L’écriture dans ce cas est le support d’une lente déconstruction qui dissipe le nuage qui nous fait voir la vie comme elle n’est pas, qui nous fait nous voir comme nous ne sommes pas.