Category: Croyances

La dépendance affective peut amener à des actions, à des relations très destructives, à tel point que nous pouvons avoir le sentiment d’être devenues quelqu’un d’autre, plus aigries, plus lentes, abimées, malades.

La réalité c’est que nous ne sommes pas devenues quelqu’un d’autre. Nous avons juste peut être ajouté des couches de culpabilité, et de honte à notre vrai soi.

Culpabilité parce que nous avons agit dans la dépendance, peut être aussi avons nous été aidée par un conjoint qui ne pouvait pas donner de l’affection.

Honte parce que nous avons une mauvaise opinion de nous, opinion que nous avions peut être depuis petite mais qui a été renforcée.

Il n’est pas possible de revenir en arrière. Par contre, ce qui est possible, c’est de trouver quelqu’un qui nous accompagne pour nous aider à prendre conscience de ce qui a généré ces comportements.

Il n’y a pas de honte à avoir, parce que nous agissons peut être comme une personne qui a un tel manque d’affection que ce manque guide inconsciemment toutes nous actions. Et dans ce cas, nos vies peuvent devenir incontrôlables car nous pouvons agir dans le sens inverse de nos valeurs. Dire que nous vies deviennent incontrôlables peut sembler extrême, pourtant, pour certaines, c’est bien de cela dont il s’agit.

C’est pour ça qu’il est important de guérir ses blessures, de s’aimer pour se donner toute l’affection que nous méritons, pour réussir à vivre en phase avec nos valeurs , une vie qui nous correspond et qui nous fait grandir.

Pour devenir une version encore meilleure de nous même.

Quand j’ai commencé à voir les schémas de répétitions dans ma vie, c’était il y a 6 ans, c’était à propos de mes relations amoureuses. Je commençais une relation amoureuse, et je me sentais dans le même état de stress que les précédentes, je me sentais encore tiraillée à ne pas savoir si oui ou non la relation me convenait.

Quand je m’en suis aperçue, j’ai eu la nausée. J’étais terrorisée, parce que je réalisais que je n’avais peut être pas le contrôle de ma vie, et que je risquais de me retrouver dans la même impossibilité à décider ce qui était juste pour moi. Je ne comprenais pas ce qui se passait, je n’avais pas encore exploré ce volet, même si j’avais déjà commencé à faire un travail sur moi.

J’ai décidé d’accepter ce que l’univers me proposait de vivre, et ça m’a immédiatement soulagée. Mais au delà de cette décision, quelques années plus tard, j’ai commencé à écrire l’histoire de ma vie.

Je n’ai pas écrit toute ma vie, je l’ai fait plusieurs fois en prenant un oint de vue différent chaque fois. Pour cette fois là, j’ai décidé d’écrire à propos de mes relations amoureuses. D’écrire depuis la première, en CM2, jusqu’au jour de l’écriture.

J’ai tout raconté, comment ça avait commencé , comment ça s’est passé, ce que j’ai ressenti, les réaction des autres, comment ça s’est terminé, comment j’ai enchainé avec la suivante. Avant de commencer, j’ai demandé à l’univers de m’aider à écrire, parce que ça n’a pas été simple.

En écrivant, j’ai eu beaucoup de prises de conscience sur ces schémas de répétition, sur mes croyances à propos des relations amoureuses, et de comment elle doivent se dérouler, et qu’est ce que je dois donner, qu’elles sot les attentes des hommes.

C’est là qu’à commencé la déconstruction de mes schémas. J’ai réalisé que quelquechose n’allait pas chez moi, et j’ai décidé de ne plus vivre de relations tant que je n’aurais pas fait un pas vers la conscience de ce qu’était une relation saine. Ce travail d’introspection est très riche, et il permet de se détacher de l’attachement aux autres, de l’attente douloureuse , de l’incompréhension, petit à petit.

Quelquefois, il est préférable qu’il soit fait en étant accompagné, juste pour pouvoir le lire à quelqu’un qui a du recul. Car il y a aussi un autre travail à faire ensuite, c’est sortir de la honte, parce que nous sommes humains, et chaque humain a ses côtés sombres. Puis sortir de ses croyances limitantes, et pour ça, il faut un regard extérieur, sinon, l e chemin peut être beaucoup plus long.

Il est important de trouver une personne apte à entendre les manipulations affectives, car nous en utilisons tous, sans jugement, ça peut être une thérapeute, mais aussi un proche, ou bien une personne qui propose ce travail, ou bien un groupe de travail.

Garder en soi des secrets que nous croyons inavouables, que nous enfermons, verrouillons pour que personne ne puisse nous juger entretient une très basse estime de soi. Ensuite , nous attendons que les autres la réhausse. La stratégie est vouée à l’échec. La solution, c’est de faire machine inverse, trouver une personne bienveillante. Une thérapeute, une personne d’église ou une personne qui a déjà vécu ce genre de situation et tout déposer pour se libérer de ses croyances sur soi. Car à un moment tout ceci pèse de plus en plus lourd et nous avons de moins en moins d’énergie pour tout cacher.