Category: Outils pour se rétablir


Qu’est ce que j’entends par autonomie émotionnelle?

Pour moi devenir autonome émotionnellement, ça a été me constituer une liste d’outils qui fonctionnent pour moi, qui m’aident à me relier à moi quand je me sens mal, au lieu d’appeler un ami. Et si j’avais besoin d’appeler un ami, j’ai commencé par prendre du recul pour choisir l’ami qui pourrait répondre à mon besoin.

Au lieu d’appeler systématiquement un ami, n’importe lequel, pour lui parler de mon mal être, j’ai commencé à me donner les moyens de me prendre en charge.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas appeler ses amis. Nous sommes humains, et avons besoin de nous relier, et d’entretenir les liens, mais en tant que dépendantes affectives certaines peuvent avoir tendance à faire appel systématiquement à un ami pour s’épancher, quelquefois toujours le même. Quelquefois un ami qui n’ose pas dire qu’il n’est pas en capacité de nous écouter ou bien qui ne sait pas écouter, et qui peut:

  • Nous donner des conseils qui ne sont pas appropriés, que nous allons rejeter avec des “oui mais”
  • Nous faire des reproches parce que lui aussi a ses problèmes et qu’au bout d’un moment il n’en peut plus de nous écouter et ne sait pas écourter la conversation de manière douce.
  • Nous parler de lui, et finalement ramener la situation à lui.
  • Finir par mettre une distance et ne plus être un ami.

Dans ce cas, il est préférable de se poser et de se demander

Quelle est la personne dans mon entourage dont l’écoute correspond le plus à mon besoin?

Comment est ce que je peux m’aider dans cette situation ?

Est ce qu’il y a une action que je peux poser pour réparer, ou clarifier les choses?

Je me souviens d’une personne que je connais qui est médium, à qui je m’adressais et qui ne pouvait pas s’empêcher de me donner des solutions à mes problèmes alors que j’avais juste besoin d’être écoutée ou bien de me dire ce qui allait m’arriver dans les trois mois à venir.

Ca partait d’une bonne intention, mais entendre quelqu’un me dire ce qui allait m’arriver dans les trois mois. Que ça soit juste ou pas, me mettait dans des angoisses. J’ai donc décidé de ne plus appeler cette personne, parce que j’ai compris qu’elle ne changerait pas. C’était à moi de changer de personne.

Ce qui n’empêche pas que je sois en bons termes avec elles. Seulement à un moment, il faut se demander comment je fais pour me mettre dans des relations qui ne me conviennent pas.

Ou bien une autre amie, que j’aimais bien, mais je sentais qu’elle avait déjà du mal à s’occuper de ses angoisses, ce que je lui disais était trop lourd pour elle. Alors en lui confiant mes angoisses, je m’exposais directement à être rejetée, ou abandonnée.

  • Si je ne connais personne qui puisse le faire. Est ce que j’ai besoin d’un psychologue qui pourra entendre mes problématiques et m’aider à les clarifier?
  • Est ce que je peux me relier à un groupe facebook où je pourrai partager mes difficultés ?

Dans les situations où je me suis sentie assez mal, j’ai remarqué que soit je ressassais le passé, ou bien je pensais au futur.
Alors j’ai commencé à dresser une liste d’outils pour m’aider à me relier à mes émotions.

J’en parle dans mon prochain post.

Quand j’ai commencé à voir les schémas de répétitions dans ma vie, c’était il y a 6 ans, c’était à propos de mes relations amoureuses. Je commençais une relation amoureuse, et je me sentais dans le même état de stress que les précédentes, je me sentais encore tiraillée à ne pas savoir si oui ou non la relation me convenait.

Quand je m’en suis aperçue, j’ai eu la nausée. J’étais terrorisée, parce que je réalisais que je n’avais peut être pas le contrôle de ma vie, et que je risquais de me retrouver dans la même impossibilité à décider ce qui était juste pour moi. Je ne comprenais pas ce qui se passait, je n’avais pas encore exploré ce volet, même si j’avais déjà commencé à faire un travail sur moi.

J’ai décidé d’accepter ce que l’univers me proposait de vivre, et ça m’a immédiatement soulagée. Mais au delà de cette décision, quelques années plus tard, j’ai commencé à écrire l’histoire de ma vie.

Je n’ai pas écrit toute ma vie, je l’ai fait plusieurs fois en prenant un oint de vue différent chaque fois. Pour cette fois là, j’ai décidé d’écrire à propos de mes relations amoureuses. D’écrire depuis la première, en CM2, jusqu’au jour de l’écriture.

J’ai tout raconté, comment ça avait commencé , comment ça s’est passé, ce que j’ai ressenti, les réaction des autres, comment ça s’est terminé, comment j’ai enchainé avec la suivante. Avant de commencer, j’ai demandé à l’univers de m’aider à écrire, parce que ça n’a pas été simple.

En écrivant, j’ai eu beaucoup de prises de conscience sur ces schémas de répétition, sur mes croyances à propos des relations amoureuses, et de comment elle doivent se dérouler, et qu’est ce que je dois donner, qu’elles sot les attentes des hommes.

C’est là qu’à commencé la déconstruction de mes schémas. J’ai réalisé que quelquechose n’allait pas chez moi, et j’ai décidé de ne plus vivre de relations tant que je n’aurais pas fait un pas vers la conscience de ce qu’était une relation saine. Ce travail d’introspection est très riche, et il permet de se détacher de l’attachement aux autres, de l’attente douloureuse , de l’incompréhension, petit à petit.

Quelquefois, il est préférable qu’il soit fait en étant accompagné, juste pour pouvoir le lire à quelqu’un qui a du recul. Car il y a aussi un autre travail à faire ensuite, c’est sortir de la honte, parce que nous sommes humains, et chaque humain a ses côtés sombres. Puis sortir de ses croyances limitantes, et pour ça, il faut un regard extérieur, sinon, l e chemin peut être beaucoup plus long.

Il est important de trouver une personne apte à entendre les manipulations affectives, car nous en utilisons tous, sans jugement, ça peut être une thérapeute, mais aussi un proche, ou bien une personne qui propose ce travail, ou bien un groupe de travail.

Garder en soi des secrets que nous croyons inavouables, que nous enfermons, verrouillons pour que personne ne puisse nous juger entretient une très basse estime de soi. Ensuite , nous attendons que les autres la réhausse. La stratégie est vouée à l’échec. La solution, c’est de faire machine inverse, trouver une personne bienveillante. Une thérapeute, une personne d’église ou une personne qui a déjà vécu ce genre de situation et tout déposer pour se libérer de ses croyances sur soi. Car à un moment tout ceci pèse de plus en plus lourd et nous avons de moins en moins d’énergie pour tout cacher.

Aujourd’hui je vous parle des affirmations positives.

Il y a quelques années, quand on m’a parlé des affirmations positives, je pensais que ça n’était pas pour moi. J’ai bien essayé de m’en réciter, à un moment ou j’en avais besoin, chaque jour, mais le négatif revenait au galop, dès que j’arrêtais.

Je me disais que les affirmations positives ne servaient qu’à masquer les émotions difficiles ancrées en moi, je voulais être honnête avec les autres, voilà comment je les voyais. Alors j’ai arrêté de m’en dire.

J’ai médité. Ce qui m’a beaucoup aidée aussi à ne pas me laisser submerger par une vision teintée de tristesse.Mais il y a quelques temps, même les méditations ne me suffisait plus.Je ne réussissais pas à me sentir bien avec moi, j’ai pu me rendre compte qu’il me restait encore des “détails” à régler.

J’ai compris que le problème c’était mon dialogue intérieur, ce que je me disais sur chaque événement de ma vie, les croyances que j’avais sur moi.

Je me plombais moi même, et j’avais besoin de me rassurer en rencontrant des personnes qui me renvoyaient une image positive de moi.Mais quand une personne me disait quelquechose qui me blessait, ca m’était difficile de continuer à la voir de la même manière.

Donc ca n’était pas la solution. Ca n’est pas en attendant des autres qu’ils me valorisent que ma vie avait changé. D’ailleurs, j’avais toujours procédé comme ça, et ça n’avait jamais marché longtemps.

Rencontrer des personnes qui me renvoyaient du positif c’était pour moi une manière de cacher ma basse estime de moi.Je ne dis pas qu’il est préférable de ne pas être en lien avec ses proches, loin de là, mais au moins, ne plus attendre qu’on me renvoie une image me rendait beaucoup plus libre avec eux.

Alors j’ai décidé de reprendre les affirmations positives.

Mais cette fois ci, différemment.

C’est à dire que dès que j’entendais une pensée négative, du style :”Je ne vais pas y arriver”, ou bien” Je n’aurais pas du faire ca”, je me disais aussitôt le contraire.

“Je vais y arriver un jour à la fois.”

“J’ai fait exactement ce qui était juste pour moi à ce moment.”

Et finalement, je me suis aperçue que je me sentais mieux, à la fin d’une journée avec cette manière de me soutenir, de mieux en mieux. Ce qui m’empêchais de guérir, c’est que je cherchais un méthode qui me guérirait d’un seul coup, j’étais impatiente, et exigeante.

Je n’avais pas compris, je ne voulais pas voir que dans la vie, nous fonctionnons un jour à la fois. Le reste, le passé n’existe pas, et le futur n’et qu’une invention. Il ne reste plus que le présent. alors les pensées positives devenaient un super outil pour me guérir dans le moment présent. Et c’était ce qui était important pour moi. Rester dans le moment présent.

Finalement, les affirmations positives devenaient comme une drogue.

Mais quelle bonne drogue 🙂

Il ne s’agit pas de gonfler son égo, mais d’être juste avec soi.

Pour vivre mieux et faire un pas vers l’autonomie affective.

Je vous mets en photo une carte que j’ai tiré ce matin, qui illustre bien ce dont je viens de vous parler.

Je vous souhaite une soirée, douce et positive.