Category: Programme

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ce qui peut se cacher derrière les relations difficiles.
Pour ma part, c’est de la dépendance affective dont il s’agit.
Je sais, pour avoir lu beaucoup de posts sur des groupes Facebook, participé à des conversations et avoir entendu beaucoup de témoignages dans des groupes de paroles, que la dépendance affective touche beaucoup de monde.

⭐️ Etre dépendant affectif

Pour certains semble naturel. Nous dépendons tous les uns des autres.
Jusqu’à une certaine mesure, je suis d’accord, mais certain, certaines ont un problème avec l’attachement, et cela cause des difficultés émotionnelles très difficiles à vivre dans leurs relations, que ce soit amicales, amoureuses, ou professionnelles.

Alors que chez certains, les émotions passent comme des vagues, chez d’autres, ce sont de véritables raz de marée, il est alors nécessaire de faire quelque chose, car selon mon expérience, dans beaucoup de cas, cela ne s’améliore pas. Il y a au moins deux solutions: certains s’enferment dans la honte, avec le risque qu’elle se transforme en maladie, d’autres sortent de l’isolement.

⭐️ Que faire?

La psychothérapie est souvent nécessaire, ne serait ce que pour changer ses repères de ce qu’est une relation aimante, pour déconstruire les croyances de ce qu’est l’amour. Beaucoup croient que leur conjoint doit répondre à leurs besoins, et créent une relation parent/enfant.

Souvent, il est aussi nécessaire de suivre un programme de reconstruction en parallèle.

Pourquoi un programme? Eh bien tout simplement parce que dans un programme, on avance pas à pas, jour après jour, parce qu’il n’est pas question d’être brutal avec soi et que tout simplement il faut du temps et de la douceur de soi à soi pour en sortir.
On apprend, un jour à la fois à accepter sa dépendance affective dans un premier temps, tout en sortant petit à petit de la honte.

⭐️ Comment ?

En se regroupant, avec des femmes/hommes qui vivent la même chose, dans des groupes de paroles où l’écoute inconditionnelle, dans le respect de la conscience du bien commun du groupe est la règle.

En ce moment, nous pouvons entendre beaucoup de témoignages de femmes qui parlent de ce qu’elles vivent.
C’est pour moi une bonne chose pour que celles qui n’osaient pas jusqu’alors sortent de leur mutisme.

Ensuite, il y a un travail de reconstruction à faire.
🧘‍♀️Donc si je reprends

🎈1ere étape:


– Reconnaître que j’ai besoin d’aide. Pour ça, quelquefois, il faut laisser son égo de côté. L’Ere des femmes “fortes” selon moi a causé beaucoup de dégâts. Etre forte, ça n’est pas cacher ses émotions et encaisser, c’est être courageuse, et sortir de l’ombre. C’est une étape difficile quelquefois, pour moi, cela a mis beaucoup de temps d’accepter de reconnaître que j’étais en difficulté.

🎈 2e étape


– Sortir de l’isolement. Chercher quelqu’un à qui parler de son problème, un groupe, un accompagnateur, une association. Pour ma part, j’ai eu la chance d’avoir une amie qui a compris ce que je vivais, et qui a eu la délicatesse de ne pas me donner de conseils, mais de me parler de son expérience. J’ai pu m’identifier et accepter de parler.

🎈 3e Etape


– Accepter que le rétablissement prenne du temps. Eh oui, nous fonctionnons un jour à la fois, mais il peut être difficile de l’accepter, nous voulons tout, tout de suite, quelquefois en nous maltraitant en décrétant que nous sommes forte. Mais en réalité nous sommes vulnérables, et le reconnaître, c’est déjà faire un pas vers soi et c’est le début du rétablissement. C’est ce qui s’est passé pour moi, il m’a fallu un an et demi pour accepter que je ne maîtrisais rien, et m’accorder de l’attention et de l’amour.

Si vous avez besoin d’en parler, je suis là.

La première étape, c’est d’être sa priorité.

Quand je l’ai décidé, je me suis acheté une alliance. Quelquechose me disait que j’allai avoir besoin de me soutenir et pour longtemps.

Et ça m’a beaucoup aidé, cette alliance était une sorte de mariage avec moi même .Quoiqu’il arrive, c’était une promesse que je me suis faite de ne plus jamais m’abandonner.

Facile à dire.

Ca n’était pas si simple que ça.

Au départ, ça a fonctionné. Je m’occupais de moi et je faisais ce qui me plaisait, ce pour quoi j’étais faite. J’ai décidé d’apprendre le dessin.J’ai partagé ce qui était important pour moi dans des groupes de parole. J’étais sur la bonne voie mais j’ai rencontré un autre homme, la relation n’a pas duré longtemps.

Mais à nouveau et sans que je m’en aperçoive, je me suis éloignée de moi. J’étais très déçue. Qu’est ce qui avait bien pu se passer ? Le chemin parcouru semblait à refaire.

Maintenant je sais ce qui s’est passé: je me reprochais de ne pas avoir su réparer la relation et je m’en voulais comme si j’étais condamnable.

Cette chose était réactivée

Je n’étais pas prête à vivre une autre relation, rien n’était encore réglé.

Je me suis aperçue que la première chose à faire serait de savoir ce que c’était que cette histoire que je me mettais sur le dos. Alors j’ai écrit, écrit, j’ai écris sur moi. Sur mes comportements qui me faisaient souffrir et sur ce qui faisait que j’étais allée vers cette autre relation.Et aussi sur ma manière de penser, de voir la vie, de manière détaillée.

J’ai partagé ce que je voyais à d’autres personnes, qui faisaient le même travail que moi. Nous nous acceptions, comme nous étions, avec nos travers. Les témoignages de chacun étaient inspirants. Certains me semblaient désespérés, et puis la semaine suivante, c’est moi qui confiait quelquechose de lourd.

Et petit à petit, je me suis mieux acceptée

Et j’ai fini accepter de m’occuper de moi, de me mettre en priorité. Avant c’était impossible parce que je ne voulais pas me voir, je me détestais, et je me faisais mal en croyant m’occuper de moi.

Quand j’ai compris ce pourquoi je me détestais, j’ai arrêté de me faire mal, j’ai accepté de me voir telle que j’étais.

Le chemin est long. Mais l’écriture peut aider à se prendre en charge, jour après jour. Le besoin de trouver quelqu’un à qui parler se fait moins sentir, petit à petit.

L’écriture dans ce cas est le support d’une lente déconstruction qui dissipe le nuage qui nous fait voir la vie comme elle n’est pas, qui nous fait nous voir comme nous ne sommes pas.