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Aujourd’hui je vous parle des affirmations positives.

Il y a quelques années, quand on m’a parlé des affirmations positives, je pensais que ça n’était pas pour moi. J’ai bien essayé de m’en réciter, à un moment ou j’en avais besoin, chaque jour, mais le négatif revenait au galop, dès que j’arrêtais.

Je me disais que les affirmations positives ne servaient qu’à masquer les émotions difficiles ancrées en moi, je voulais être honnête avec les autres, voilà comment je les voyais. Alors j’ai arrêté de m’en dire.

J’ai médité. Ce qui m’a beaucoup aidée aussi à ne pas me laisser submerger par une vision teintée de tristesse.Mais il y a quelques temps, même les méditations ne me suffisait plus.Je ne réussissais pas à me sentir bien avec moi, j’ai pu me rendre compte qu’il me restait encore des “détails” à régler.

J’ai compris que le problème c’était mon dialogue intérieur, ce que je me disais sur chaque événement de ma vie, les croyances que j’avais sur moi.

Je me plombais moi même, et j’avais besoin de me rassurer en rencontrant des personnes qui me renvoyaient une image positive de moi.Mais quand une personne me disait quelquechose qui me blessait, ca m’était difficile de continuer à la voir de la même manière.

Donc ca n’était pas la solution. Ca n’est pas en attendant des autres qu’ils me valorisent que ma vie avait changé. D’ailleurs, j’avais toujours procédé comme ça, et ça n’avait jamais marché longtemps.

Rencontrer des personnes qui me renvoyaient du positif c’était pour moi une manière de cacher ma basse estime de moi.Je ne dis pas qu’il est préférable de ne pas être en lien avec ses proches, loin de là, mais au moins, ne plus attendre qu’on me renvoie une image me rendait beaucoup plus libre avec eux.

Alors j’ai décidé de reprendre les affirmations positives.

Mais cette fois ci, différemment.

C’est à dire que dès que j’entendais une pensée négative, du style :”Je ne vais pas y arriver”, ou bien” Je n’aurais pas du faire ca”, je me disais aussitôt le contraire.

“Je vais y arriver un jour à la fois.”

“J’ai fait exactement ce qui était juste pour moi à ce moment.”

Et finalement, je me suis aperçue que je me sentais mieux, à la fin d’une journée avec cette manière de me soutenir, de mieux en mieux. Ce qui m’empêchais de guérir, c’est que je cherchais un méthode qui me guérirait d’un seul coup, j’étais impatiente, et exigeante.

Je n’avais pas compris, je ne voulais pas voir que dans la vie, nous fonctionnons un jour à la fois. Le reste, le passé n’existe pas, et le futur n’et qu’une invention. Il ne reste plus que le présent. alors les pensées positives devenaient un super outil pour me guérir dans le moment présent. Et c’était ce qui était important pour moi. Rester dans le moment présent.

Finalement, les affirmations positives devenaient comme une drogue.

Mais quelle bonne drogue 🙂

Il ne s’agit pas de gonfler son égo, mais d’être juste avec soi.

Pour vivre mieux et faire un pas vers l’autonomie affective.

Je vous mets en photo une carte que j’ai tiré ce matin, qui illustre bien ce dont je viens de vous parler.

Je vous souhaite une soirée, douce et positive.

Dépendance affective et spiritualité, mais quel rapport demanderez vous peut être ? Savez vous qu’il existe des programmes de rétablissement pour les personnes dépendantes affectives?

J’ai suivi un de ces programmes. J’ai toujours été connectée à une certaine spiritualité. J’entends par là, que je croyais qu’un “univers”, une “force” plus grande que moi me donnait des instructions, certains diront “ma petite voix”, d’autres “mon intuition”. Peut importe chacun lui donne le nom qu’il ou elle veut.

Un jour j’ai perdu ma connexion à cette spiritualité. Parce que ma dépendance affective m’avait conduit à croire ce que me disait mon conjoint plutôt que mon “intuition” . Au nom de l’amour, mais de quel amour s’agit il? Ca n’est pas de l’amour, c’est de la dépendance, et de la peur de manquer.

C’est ce qui s’est passé pour moi. C’est là que la situation semble inextricable. Un être humain qui ne sait déjà pas forcément comment mener sa vie se voit confier la tâche de conduire celle d’un autre être humain, tout autant perdu. C’était une répétition d’une relation vécue enfant, et à l’âge adulte, cela aurait pu me mener à ma perte. Je suis passée par l’aggravation de problèmes de santé.

Je pèse mes mots. La dépendance affective est une maladie qui doit être soignée. C’est comme si j’avais remplacé ma spiritualité, donc mon dieu, par mon conjoint. Ce qui est aberrant. Dans cette situation, peut suivre un désespoir, une dépression parce que l’intuition est en réalité la boussole qui permet à chacun de diriger sa vie selon moi. Sans cette boussole, l’être humain est incapable de vivre une vie épanouie et ne peut trouver de direction juste.

Cette dépendance à l’affection, à la douceur, peut aussi se manifester par une dépendance à des produits, à de la nourriture, à des achats compulsifs, à des rêves romantiques tous destinés à fuir, et remplir ce grand vide créé par la déconnexion à soi même, à la vie, à ses émotions. La démarche pour se guérir, est donc de se sevrer, et laisser émerger la souffrance, se laisser la ressentir, ce qui laissera place à l’amour de soi d’émerger. En tous cas, c’est ce que j’ai vécu.

Jacqueline Kellen en parle très bien dans son livre: La faim de l’âme, une approche spirituelle de l’anorexie. Pare que la dépendance affective est une soif d’amour de personnes qui vont aller la chercher à l’extérieur d’eux mêmes, parce qu’ils se sont coupés de l’amour à l’intérieur d’eux même, souvent par maltraitance, qui avec le temps est intégrée et devient une maltraitance d’eux envers eux , ils vont refuser de se la donner. Refuser de se nourrir aussi bien de nourriture, que de relations sociales, que d’affection, d’elles envers elles, en cela elle est une anorexie., une sorte de punition pour selon elles ne pas être une personne aimable, c’est aller vers la mort petit à petit.

La dépendance affective suit une progression tout au long de la vie.

La dépendance affective est une maladie, au même

titre que l’anorexie, la boulimie, l’addiction aux

substances comme les drogues ou l’alcool, et il est

important de la soigner pour ne pas tomber malade,

mourir, aller vers des relations de plus en plus toxiques.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ce qui peut se cacher derrière les relations difficiles.
Pour ma part, c’est de la dépendance affective dont il s’agit.
Je sais, pour avoir lu beaucoup de posts sur des groupes Facebook, participé à des conversations et avoir entendu beaucoup de témoignages dans des groupes de paroles, que la dépendance affective touche beaucoup de monde.

⭐️ Etre dépendant affectif

Pour certains semble naturel. Nous dépendons tous les uns des autres.
Jusqu’à une certaine mesure, je suis d’accord, mais certain, certaines ont un problème avec l’attachement, et cela cause des difficultés émotionnelles très difficiles à vivre dans leurs relations, que ce soit amicales, amoureuses, ou professionnelles.

Alors que chez certains, les émotions passent comme des vagues, chez d’autres, ce sont de véritables raz de marée, il est alors nécessaire de faire quelque chose, car selon mon expérience, dans beaucoup de cas, cela ne s’améliore pas. Il y a au moins deux solutions: certains s’enferment dans la honte, avec le risque qu’elle se transforme en maladie, d’autres sortent de l’isolement.

⭐️ Que faire?

La psychothérapie est souvent nécessaire, ne serait ce que pour changer ses repères de ce qu’est une relation aimante, pour déconstruire les croyances de ce qu’est l’amour. Beaucoup croient que leur conjoint doit répondre à leurs besoins, et créent une relation parent/enfant.

Souvent, il est aussi nécessaire de suivre un programme de reconstruction en parallèle.

Pourquoi un programme? Eh bien tout simplement parce que dans un programme, on avance pas à pas, jour après jour, parce qu’il n’est pas question d’être brutal avec soi et que tout simplement il faut du temps et de la douceur de soi à soi pour en sortir.
On apprend, un jour à la fois à accepter sa dépendance affective dans un premier temps, tout en sortant petit à petit de la honte.

⭐️ Comment ?

En se regroupant, avec des femmes/hommes qui vivent la même chose, dans des groupes de paroles où l’écoute inconditionnelle, dans le respect de la conscience du bien commun du groupe est la règle.

En ce moment, nous pouvons entendre beaucoup de témoignages de femmes qui parlent de ce qu’elles vivent.
C’est pour moi une bonne chose pour que celles qui n’osaient pas jusqu’alors sortent de leur mutisme.

Ensuite, il y a un travail de reconstruction à faire.
🧘‍♀️Donc si je reprends

🎈1ere étape:


– Reconnaître que j’ai besoin d’aide. Pour ça, quelquefois, il faut laisser son égo de côté. L’Ere des femmes “fortes” selon moi a causé beaucoup de dégâts. Etre forte, ça n’est pas cacher ses émotions et encaisser, c’est être courageuse, et sortir de l’ombre. C’est une étape difficile quelquefois, pour moi, cela a mis beaucoup de temps d’accepter de reconnaître que j’étais en difficulté.

🎈 2e étape


– Sortir de l’isolement. Chercher quelqu’un à qui parler de son problème, un groupe, un accompagnateur, une association. Pour ma part, j’ai eu la chance d’avoir une amie qui a compris ce que je vivais, et qui a eu la délicatesse de ne pas me donner de conseils, mais de me parler de son expérience. J’ai pu m’identifier et accepter de parler.

🎈 3e Etape


– Accepter que le rétablissement prenne du temps. Eh oui, nous fonctionnons un jour à la fois, mais il peut être difficile de l’accepter, nous voulons tout, tout de suite, quelquefois en nous maltraitant en décrétant que nous sommes forte. Mais en réalité nous sommes vulnérables, et le reconnaître, c’est déjà faire un pas vers soi et c’est le début du rétablissement. C’est ce qui s’est passé pour moi, il m’a fallu un an et demi pour accepter que je ne maîtrisais rien, et m’accorder de l’attention et de l’amour.

Si vous avez besoin d’en parler, je suis là.

La première étape, c’est d’être sa priorité.

Quand je l’ai décidé, je me suis acheté une alliance. Quelquechose me disait que j’allai avoir besoin de me soutenir et pour longtemps.

Et ça m’a beaucoup aidé, cette alliance était une sorte de mariage avec moi même .Quoiqu’il arrive, c’était une promesse que je me suis faite de ne plus jamais m’abandonner.

Facile à dire.

Ca n’était pas si simple que ça.

Au départ, ça a fonctionné. Je m’occupais de moi et je faisais ce qui me plaisait, ce pour quoi j’étais faite. J’ai décidé d’apprendre le dessin.J’ai partagé ce qui était important pour moi dans des groupes de parole. J’étais sur la bonne voie mais j’ai rencontré un autre homme, la relation n’a pas duré longtemps.

Mais à nouveau et sans que je m’en aperçoive, je me suis éloignée de moi. J’étais très déçue. Qu’est ce qui avait bien pu se passer ? Le chemin parcouru semblait à refaire.

Maintenant je sais ce qui s’est passé: je me reprochais de ne pas avoir su réparer la relation et je m’en voulais comme si j’étais condamnable.

Cette chose était réactivée

Je n’étais pas prête à vivre une autre relation, rien n’était encore réglé.

Je me suis aperçue que la première chose à faire serait de savoir ce que c’était que cette histoire que je me mettais sur le dos. Alors j’ai écrit, écrit, j’ai écris sur moi. Sur mes comportements qui me faisaient souffrir et sur ce qui faisait que j’étais allée vers cette autre relation.Et aussi sur ma manière de penser, de voir la vie, de manière détaillée.

J’ai partagé ce que je voyais à d’autres personnes, qui faisaient le même travail que moi. Nous nous acceptions, comme nous étions, avec nos travers. Les témoignages de chacun étaient inspirants. Certains me semblaient désespérés, et puis la semaine suivante, c’est moi qui confiait quelquechose de lourd.

Et petit à petit, je me suis mieux acceptée

Et j’ai fini accepter de m’occuper de moi, de me mettre en priorité. Avant c’était impossible parce que je ne voulais pas me voir, je me détestais, et je me faisais mal en croyant m’occuper de moi.

Quand j’ai compris ce pourquoi je me détestais, j’ai arrêté de me faire mal, j’ai accepté de me voir telle que j’étais.

Le chemin est long. Mais l’écriture peut aider à se prendre en charge, jour après jour. Le besoin de trouver quelqu’un à qui parler se fait moins sentir, petit à petit.

L’écriture dans ce cas est le support d’une lente déconstruction qui dissipe le nuage qui nous fait voir la vie comme elle n’est pas, qui nous fait nous voir comme nous ne sommes pas.

J’ai beaucoup appris de ce livre, quel schéma nous reproduisons dans nos relations amoureuses. Quelles sont les conséquences, vers quoi cela peut nous mener si nous ne reprenons pas notre vie en main? 

Je me suis même tellement identifiée que c’en était troublant.

La première partie est faite de témoignages de femmes qui se perdent dans leurs relations de couple, qui s’oublient, et qui se détruisent, d’autres qui guérissent car oui, c’est possible de guérir de cette dépendace affective. 

La seconde, examine les mécanismes, et propose une méthode pour sortir des schémas.