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Aujourd’hui, je vous parle d’un livre que je suis en train de lire. Je ne l’ai pas terminé mais je ne résiste pas à l’envie de vous en parler déjà, tant il me semble prometteur, et tant il m’a déjà beaucoup aidé.

Parents toxiques… vous êtes vous déjà dit que vous aviez eu des parents toxiques? Des parents qui n’ont pas su vous aimer? Par ignorance? Par manque de conscience? Par déni de leurs souffrances qu’ils ont projetées sur vous?

Avez vous déjà essayé de leur parler, pour exprimer votre difficulté à vivre ou vos difficultés pendant l’enfance? Continuez vous à les voir, et vous sentez vous toujours aussi mal , autant en souffrance que quand vous étiez enfant? Est ce que vous vous en voulez de réagir comme ça alors que vous êtes “censé” être une adulte responsable, et que vous avez peut être des enfants?

Dans ce cas, ce livre peut vous aider à mettre des mots sur ce que vous avez vécu, sur leur comportement et vous aider dans votre quête de détachement.

 

 

Personnellement, j’y vois une aide pour sortir de leur emprise. Pendant longtemps, je n’ai même pas pensé utiliser ce mot au sujet de notre relation, je l’utilisais pour mes relations amoureuses.  

Mais j’ai vécu des situations dans lesquelles je n’ai pas pu faire autrement que voir que j’avais le même mal être avec eux qu’avec mes ex. J’essayais de prendre en charge leurs émotions, et contrôler mon attitude pour ne pas déclencher de critiques et de propos dévalorisants.  

 Seule il ne m’a pas été possible de me détacher d’eux. Avec ce livre, je vois que je ne peux pas leur parler parce qu’ils n’ont pas, ou ne veulent pas prendre la responsabilité de leurs actions, et que quand je leur parle, ça n’est pas moi, la femme qui est là, c’est la petite fille, prête à les excuser de tout et d’encore se taire et s’oublier pour encore essayer de garder quelque chose qu’elle croit être de l’amour. Ca peut être même générer un effet pire que prévu. 

C’est vrai qu’ils ont vécu des moments difficiles, mais avant d’aller chez les autres reconnaitre leur vie difficile, je crois qu’il est essentiel pour grandir de reconnaître son propre vécu à soi, sinon, c’est une forme de déni. Pourquoi reconnaître leur vécu difficile et pas le sien, sinon par peur de perdre quelque chose que nous prenons pour de l’amour? Il faut du courage pour le faire. Car pour reconnaitre son vécu et le dire au grand jour, si c’est possible peut être, ça veut dire essayer de leur en parler sans fléchir face à des tentatives de manipulations qui certes seront peut être inconscientes, mais qui seront bien existantes et ne feraient qu’ajouter aux souffrances de l’enfant intérieur que vous avez été. 

Je crois même qu’il n’est pas possible de pardonner tant que nous n’avons pas accueilli la souffrance de notre enfant intérieur.  

 

Ce livre est une des manières pour moi de se réveiller pour prendre enfin en compte cet enfant intérieur à sa juste valeur et sortir du déni.

 

Je vous souhaite une bonne lecture ! 

Quand j’ai commencé à voir les schémas de répétitions dans ma vie, c’était il y a 6 ans, c’était à propos de mes relations amoureuses. Je commençais une relation amoureuse, et je me sentais dans le même état de stress que les précédentes, je me sentais encore tiraillée à ne pas savoir si oui ou non la relation me convenait.

Quand je m’en suis aperçue, j’ai eu la nausée. J’étais terrorisée, parce que je réalisais que je n’avais peut être pas le contrôle de ma vie, et que je risquais de me retrouver dans la même impossibilité à décider ce qui était juste pour moi. Je ne comprenais pas ce qui se passait, je n’avais pas encore exploré ce volet, même si j’avais déjà commencé à faire un travail sur moi.

J’ai décidé d’accepter ce que l’univers me proposait de vivre, et ça m’a immédiatement soulagée. Mais au delà de cette décision, quelques années plus tard, j’ai commencé à écrire l’histoire de ma vie.

Je n’ai pas écrit toute ma vie, je l’ai fait plusieurs fois en prenant un oint de vue différent chaque fois. Pour cette fois là, j’ai décidé d’écrire à propos de mes relations amoureuses. D’écrire depuis la première, en CM2, jusqu’au jour de l’écriture.

J’ai tout raconté, comment ça avait commencé , comment ça s’est passé, ce que j’ai ressenti, les réaction des autres, comment ça s’est terminé, comment j’ai enchainé avec la suivante. Avant de commencer, j’ai demandé à l’univers de m’aider à écrire, parce que ça n’a pas été simple.

En écrivant, j’ai eu beaucoup de prises de conscience sur ces schémas de répétition, sur mes croyances à propos des relations amoureuses, et de comment elle doivent se dérouler, et qu’est ce que je dois donner, qu’elles sot les attentes des hommes.

C’est là qu’à commencé la déconstruction de mes schémas. J’ai réalisé que quelquechose n’allait pas chez moi, et j’ai décidé de ne plus vivre de relations tant que je n’aurais pas fait un pas vers la conscience de ce qu’était une relation saine. Ce travail d’introspection est très riche, et il permet de se détacher de l’attachement aux autres, de l’attente douloureuse , de l’incompréhension, petit à petit.

Quelquefois, il est préférable qu’il soit fait en étant accompagné, juste pour pouvoir le lire à quelqu’un qui a du recul. Car il y a aussi un autre travail à faire ensuite, c’est sortir de la honte, parce que nous sommes humains, et chaque humain a ses côtés sombres. Puis sortir de ses croyances limitantes, et pour ça, il faut un regard extérieur, sinon, l e chemin peut être beaucoup plus long.

Il est important de trouver une personne apte à entendre les manipulations affectives, car nous en utilisons tous, sans jugement, ça peut être une thérapeute, mais aussi un proche, ou bien une personne qui propose ce travail, ou bien un groupe de travail.

Garder en soi des secrets que nous croyons inavouables, que nous enfermons, verrouillons pour que personne ne puisse nous juger entretient une très basse estime de soi. Ensuite , nous attendons que les autres la réhausse. La stratégie est vouée à l’échec. La solution, c’est de faire machine inverse, trouver une personne bienveillante. Une thérapeute, une personne d’église ou une personne qui a déjà vécu ce genre de situation et tout déposer pour se libérer de ses croyances sur soi. Car à un moment tout ceci pèse de plus en plus lourd et nous avons de moins en moins d’énergie pour tout cacher.

Dépendance affective et spiritualité, mais quel rapport demanderez vous peut être ? Savez vous qu’il existe des programmes de rétablissement pour les personnes dépendantes affectives?

J’ai suivi un de ces programmes. J’ai toujours été connectée à une certaine spiritualité. J’entends par là, que je croyais qu’un “univers”, une “force” plus grande que moi me donnait des instructions, certains diront “ma petite voix”, d’autres “mon intuition”. Peut importe chacun lui donne le nom qu’il ou elle veut.

Un jour j’ai perdu ma connexion à cette spiritualité. Parce que ma dépendance affective m’avait conduit à croire ce que me disait mon conjoint plutôt que mon “intuition” . Au nom de l’amour, mais de quel amour s’agit il? Ca n’est pas de l’amour, c’est de la dépendance, et de la peur de manquer.

C’est ce qui s’est passé pour moi. C’est là que la situation semble inextricable. Un être humain qui ne sait déjà pas forcément comment mener sa vie se voit confier la tâche de conduire celle d’un autre être humain, tout autant perdu. C’était une répétition d’une relation vécue enfant, et à l’âge adulte, cela aurait pu me mener à ma perte. Je suis passée par l’aggravation de problèmes de santé.

Je pèse mes mots. La dépendance affective est une maladie qui doit être soignée. C’est comme si j’avais remplacé ma spiritualité, donc mon dieu, par mon conjoint. Ce qui est aberrant. Dans cette situation, peut suivre un désespoir, une dépression parce que l’intuition est en réalité la boussole qui permet à chacun de diriger sa vie selon moi. Sans cette boussole, l’être humain est incapable de vivre une vie épanouie et ne peut trouver de direction juste.

Cette dépendance à l’affection, à la douceur, peut aussi se manifester par une dépendance à des produits, à de la nourriture, à des achats compulsifs, à des rêves romantiques tous destinés à fuir, et remplir ce grand vide créé par la déconnexion à soi même, à la vie, à ses émotions. La démarche pour se guérir, est donc de se sevrer, et laisser émerger la souffrance, se laisser la ressentir, ce qui laissera place à l’amour de soi d’émerger. En tous cas, c’est ce que j’ai vécu.

Jacqueline Kellen en parle très bien dans son livre: La faim de l’âme, une approche spirituelle de l’anorexie. Pare que la dépendance affective est une soif d’amour de personnes qui vont aller la chercher à l’extérieur d’eux mêmes, parce qu’ils se sont coupés de l’amour à l’intérieur d’eux même, souvent par maltraitance, qui avec le temps est intégrée et devient une maltraitance d’eux envers eux , ils vont refuser de se la donner. Refuser de se nourrir aussi bien de nourriture, que de relations sociales, que d’affection, d’elles envers elles, en cela elle est une anorexie., une sorte de punition pour selon elles ne pas être une personne aimable, c’est aller vers la mort petit à petit.

La dépendance affective suit une progression tout au long de la vie.

La dépendance affective est une maladie, au même

titre que l’anorexie, la boulimie, l’addiction aux

substances comme les drogues ou l’alcool, et il est

important de la soigner pour ne pas tomber malade,

mourir, aller vers des relations de plus en plus toxiques.

J’ai beaucoup appris de ce livre, quel schéma nous reproduisons dans nos relations amoureuses. Quelles sont les conséquences, vers quoi cela peut nous mener si nous ne reprenons pas notre vie en main? 

Je me suis même tellement identifiée que c’en était troublant.

La première partie est faite de témoignages de femmes qui se perdent dans leurs relations de couple, qui s’oublient, et qui se détruisent, d’autres qui guérissent car oui, c’est possible de guérir de cette dépendace affective. 

La seconde, examine les mécanismes, et propose une méthode pour sortir des schémas.